{"id":1848,"date":"2019-11-19T14:34:41","date_gmt":"2019-11-19T13:34:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.sustainablesweden.org\/?page_id=1848"},"modified":"2019-11-19T17:35:16","modified_gmt":"2019-11-19T16:35:16","slug":"ecofeminisme-et-eco-municipalite-vers-un-monde-inclusif-egalitaire-et-durable","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.sustainablesweden.org\/?page_id=1848&lang=fr","title":{"rendered":"Ecof\u00e9minisme et \u00e9co-municipalit\u00e9 : vers un monde inclusif, \u00e9galitaire et durable."},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/maathai_custom-2e919dd428cf67ad33805023d585cde1b0b3ea74-s300-c85.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1858\" width=\"238\" height=\"322\" srcset=\"https:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/maathai_custom-2e919dd428cf67ad33805023d585cde1b0b3ea74-s300-c85.jpg 300w, https:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/maathai_custom-2e919dd428cf67ad33805023d585cde1b0b3ea74-s300-c85-222x300.jpg 222w\" sizes=\"(max-width: 238px) 100vw, 238px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Aujourd\u2019hui, nous sommes face \u00e0 un d\u00e9fi qui\nn\u00e9cessite un changement de paradigme, de fa\u00e7on \u00e0 ce que l\u2019humanit\u00e9 arr\u00eate de\nmenacer le syst\u00e8me qui la fait vivre. Nous sommes appel\u00e9\u00b7es \u00e0 soutenir la Terre\npour lui permettre de gu\u00e9rir de ses blessures, et dans ce processus, gu\u00e9rir nos\npropres blessures \u2013&nbsp;afin d\u2019embrasser l\u2019ensemble du vivant dans toute sa\ndiversit\u00e9, sa beaut\u00e9 et ses merveilles. Ceci pourra \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 si nous\nressentons \u00e0 nouveau le besoin d\u2019appartenir \u00e0 une plus grande famille, la\nfamille du vivant, avec laquelle nous avons partag\u00e9 notre processus\n\u00e9volutif.&nbsp;\u00bb <\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">Extrait du discours\nde Wangari Maathai, lors de la remise de son prix Nobel de la paix en 2004. <\/p>\n\n\n\n<p>A travers leur pr\u00e9fixe commun, \u00e9cof\u00e9minisme\net Eco-municipalit\u00e9 sont tourn\u00e9s vers le m\u00eame but&nbsp;: prot\u00e9ger la Terre et ses\nressources. En effet, ces deux concepts sont d\u00e9monstratifs d\u2019un changement de\nperspective. L\u2019environnement n\u2019est plus per\u00e7u comme une simple r\u00e9serve de\nressources \u00e0 disposition de l\u2019Homme mais comme une entit\u00e9 active dont les exigences\ndoivent \u00eatre entendues et prises en compte dans les activit\u00e9s humaines. L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme\net les revendications qu\u2019il porte peut enrichir le concept d\u2019\u00e9co-municipalit\u00e9,\ntant du point de vue de sa relation \u00e0 la Terre, que pour sa dimension sociale\net inclusive.<\/p>\n\n\n\n<p>Le terme d\u2019\u00e9cof\u00e9minisme apparait\npour la premi\u00e8re fois dans l\u2019ouvrage de Fran\u00e7oise d\u2019Eaubonne, <em>Le f\u00e9minisme ou la mort<\/em>. Il \u00e9merge dans\nles ann\u00e9es 70-90 dans le contexte de la course \u00e0 l\u2019armement nucl\u00e9aire et le\nd\u00e9but de la crise \u00e9cologique dont les cons\u00e9quences sont d\u00e9j\u00e0 importantes \u00e0 ce\nmoment dans les pays du Sud particuli\u00e8rement. Venant de la contraction d\u2019 \u00ab&nbsp;\u00e9cologie&nbsp;\u00bb\net de \u00ab&nbsp;f\u00e9minisme&nbsp;\u00bb, ce mouvement revendique la fin de l\u2019oppression\ndes femmes et de l\u2019exploitation de l\u2019environnement, intimement li\u00e9es au sein du\ndualisme nature\/culture. En effet, depuis la Renaissance et la sacralisation de\nla raison et du progr\u00e8s, la nature et les femmes sont consid\u00e9r\u00e9es comme\ninf\u00e9rieures et soumises aux hommes. Bien s\u00fbr, derri\u00e8re cette d\u00e9finition\nsimplifi\u00e9e de l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme, plusieurs sous-mouvements se confrontent et se\ncompl\u00e8tent entre eux. Ainsi, les \u00e9cof\u00e9ministes <em>reclaim<\/em> un rapport renouvel\u00e9 et valoris\u00e9 \u00e0 la nature dont elles ont\n\u00e9t\u00e9 exclues. Cet article s\u2019attardera donc sur les fondements th\u00e9oriques de\nl\u2019\u00e9cof\u00e9minisme et leurs variantes en fonction des courants comme sur leurs\nmises en pratiques \u00e0 travers le monde. Il sera aussi question de ce que le\nconcept apporte \u00e0 celui d\u2019\u00e9co-municipalit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;Rendre visible l\u2019invisible&nbsp;\u00bb <\/h4>\n\n\n\n<p>D\u2019une part, si l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme lie l\u2019oppression des femmes et l\u2019exploitation de l\u2019environnement, c\u2019est parce que les m\u00e9canismes de domination sous-jacents sont les m\u00eames et peuvent \u00eatre combattus ensemble. Pour comprendre la base de ce rapprochement, il faut comprendre la double relation entre les dualismes nature\/ culture et homme\/femme qui structurent nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales. K. J. Warren analyse le cadre conceptuel des dualismes de la pens\u00e9e moderne \u00e0 travers trois \u00e9tapes&nbsp;: distinction, hi\u00e9rarchisation et subordination et montre qu\u2019il s\u2019applique aux dualismes pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9s. Un rapport de domination est en effet bien \u00e9tabli entre les hommes et les femmes, la nature et la culture&nbsp;: la rationalit\u00e9 et la libert\u00e9 se pensent \u00e0 travers le progr\u00e8s vu comme \u00e9mancipateur de la nature d\u00e9valoris\u00e9e. Aussi, on parle d\u2019une <em>\u00ab&nbsp;domination conjointe et crois\u00e9e (la nature est vue comme une femme, les femmes sont assimil\u00e9es \u00e0 la nature)&nbsp;\u00bb<\/em> (Catherine LARRERE, 2012). En effet, les m\u00e9taphores telles que <em>\u00ab&nbsp;terres vierges&nbsp;\u00bb<\/em> ou encore <em>\u00ab&nbsp;p\u00e9n\u00e9trer les secrets de la nature&nbsp;\u00bb<\/em> montrent le rapprochement fait entre les femmes et la nature ainsi que leur soumission commune. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme cherche aussi \u00e0\nremettre en question l\u2019\u00e9conomie globale qui distingue production et\nreproduction et invisibilise les ressources qui lui permettent de fonctionner. Certains\nth\u00e9oriciens de l\u2019\u00e9conomie moderne se vantent de cr\u00e9er un surplus pour les\nhumains alors qu\u2019on ne peut parler que d\u2019\u00e9changes <em>\u00ab&nbsp;dans un monde o\u00f9 rien ne se perd et rien ne se cr\u00e9e&nbsp;\u00bb<\/em>(Catherine\nLARRERE, 2012) et c\u2019est ce que l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme essaye de mettre \u00e0 jour. D\u2019abord,\nl\u2019\u00e9conomie actuelle occulte sa d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de la nature dont elle\npr\u00e9l\u00e8ve les ressources et utilise les processus naturels. Ensuite, si la force\nde travail est capable d\u2019effectuer des t\u00e2ches, c\u2019est parce qu\u2019elle est\nentretenue et reproduite par un travail domestique non pay\u00e9 et non comptabilis\u00e9.\nL\u2019\u00e9cof\u00e9minisme veut donc rendre visible l\u2019invisible et revendique une nouvelle\n\u00e9conomie plus inclusive et plus durable. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme\nporte un nouveau regard aux questions environnementales \u00e0 travers plusieurs\naspects. D\u2019abord, parce qu\u2019il consid\u00e8re les questions environnementales \u00e0\ntravers la sant\u00e9 et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des personnes, ce qui introduit une\ndimension sociale dans la relation entre l\u2019Homme et la nature. En portant une attention particuli\u00e8re\naux modes de vie et \u00e0 leur qualit\u00e9, les femmes militent pour une justice\nenvironnementale prot\u00e9geant \u00e0 la fois l\u2019environnement et les individus.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Les questions de la sant\u00e9 de la reproduction, de la sant\u00e9 des\nenfants et des \u00eatres chers, du sort des g\u00e9n\u00e9rations futures, et des\ncons\u00e9quences technologiques ont conduit les femmes \u00e0 prendre une part active\ndans la lutte contre la diffusion des armes nucl\u00e9aires et contre les centrales\nnucl\u00e9aires, contre les d\u00e9p\u00f4ts de d\u00e9chets radioactifs, et autres produits\ndangereux, contre les pesticides et les herbicides, et \u00e0 se joindre au\nmouvement en faveur d\u2019une technologie appropri\u00e9e.&nbsp;\u00bb <\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">Merchant, 1996, p.&nbsp;151<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme met aussi en avant une nouvelle vision de la\n\u00ab&nbsp;m\u00e8re nature&nbsp;\u00bb. Remettre en cause le dualisme nature\/ culture ne\ndoit pas mener au retour d\u2019un monisme originel incarn\u00e9 par l\u2019id\u00e9e d\u2019une m\u00e8re\nnature capable de r\u00e9parer les erreurs des Hommes et de faire r\u00e9gner l\u2019harmonie.\nLes circonstances environnementales actuelles nous montrent, au contraire, que\nla nature est capable d\u2019imposer sa puissance aux hommes. Cette r\u00e9flexion peut\n\u00eatre li\u00e9e au concept de \u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9thique du partenariat&nbsp;\u00bb d\u00e9velopp\u00e9 par\nCarolyn Merchant selon lequel les humains et la nature sont des partenaires et interagissent\ndans un rapport d\u2019\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal et non comme dominant\/ domin\u00e9 (<em>Earthcare: Women and the environment, <\/em>1995,\np. 211-217). Dans cette\nperspective, il est possible pour l\u2019Homme d\u2019avoir des relations positives avec\nla nature puisqu\u2019il devient citoyen de la communaut\u00e9 biotique. <\/p>\n\n\n\n<p>Comme pour tout courant de pens\u00e9e, des critiques sont\ndirig\u00e9es vers l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme.&nbsp;Principalement, celui-ci est tax\u00e9e\nd\u2019essentialisme c&#8217;est-\u00e0-dire de donner, par son essence, des caract\u00e9ristiques \u00e0\nun sujet. Cela revient par exemple \u00e0 affirmer qu\u2019il existe un lien privil\u00e9gi\u00e9\nentre les femmes et la nature du fait de leur sensibilit\u00e9 ou leurs capacit\u00e9\nreproductive. En r\u00e9alit\u00e9, ce que l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme veut d\u00e9montrer, ce n\u2019est pas\nque les femmes sont plus capables de d\u00e9fendre la nature que les hommes, mais\nplut\u00f4t l\u2019analogie entre la domination des hommes sur les femmes et celle des\nhumains sur la Terre&nbsp;: les femmes ne sont pas comme la nature mais c\u2019est\nla domination subie qui est la m\u00eame. <\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme autour du monde <\/h3>\n\n\n\n<p>Comme il n\u2019y a pas de d\u00e9finition\nuniverselle de la femme ou du f\u00e9minisme, il n\u2019y a pas une d\u00e9finition unique de\nl\u2019\u00e9cof\u00e9minisme non plus. Plusieurs courants coexistent.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme post-colonial s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 principalement dans les pays du Sud o\u00f9 les cons\u00e9quences du d\u00e9veloppement de la mondialisation affectent lourdement les femmes&nbsp;: leurs activit\u00e9s traditionnelles sont compromises, elles sont la cible d\u2019injonction de contr\u00f4le de la d\u00e9mographie\u2026 cet \u00e9cof\u00e9minisme met en relief le fait que la domination de la nature est \u00e9troitement articul\u00e9e avec la domination des femmes et l\u2019oppression coloniale\/ post-coloniale. L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme mat\u00e9rialiste, quant \u00e0 lui, part de l\u2019id\u00e9e selon laquelle le capitalisme et le patriarcat sont deux syst\u00e8mes qui ont fusionn\u00e9&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Le patriarcat capitaliste oppose et hi\u00e9rarchise la nature et culture&nbsp;: la culture est consid\u00e9r\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 la nature et elle se d\u00e9veloppe sur la mort de la nature.&nbsp;\u00bb <\/em>(Simonae, \u00ab&nbsp;Expliquez-moi l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme&nbsp;\u00bb, 2017). Ainsi, ces \u00e9cof\u00e9ministes d\u00e9noncent l\u2019invisibilisation et la gratuit\u00e9 du travail des femmes et de la nature. Un troisi\u00e8me mouvement qui se distingue est celui de l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme spiritualiste qui consid\u00e8re les valeurs rationalistes et scientifiques comme responsables de la destruction du lien entre la Terre et les \u00eatres humains. Ce mouvement bl\u00e2me aussi les religions monoth\u00e9istes qui entretiennent les rapports de domination entre humains et nature, hommes et femmes. Ce mouvement encourage alors une association entre les femmes et l\u2019environnement puisqu\u2019elles auraient un r\u00f4le plus intime \u00e0 la nature par leur r\u00f4le de genre et biologiquement. Enfin, les perspectives queer peuvent permettre de remettre en cause l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme qui se base essentiellement sur l\u2019exp\u00e9rience de la femme h\u00e9t\u00e9rosexuelle. Aussi, l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme peut permettre d\u2019analyser comment les personnes queer ont \u00e9t\u00e9 f\u00e9minis\u00e9es, \u00e9rotis\u00e9es, animalis\u00e9es et naturalis\u00e9es de mani\u00e8re p\u00e9jorative. <\/p>\n\n\n\n<p>Si les th\u00e9ories \u00e9cof\u00e9ministes sont multiples, les mouvements qui les incarnent le sont d\u2019autant plus et de nombreux exemples existent \u00e0 travers le monde&nbsp;! Le mouvement Chipko en Inde peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des premiers mouvements \u00e9cof\u00e9ministes m\u00eame s\u2019il ne se d\u00e9finit pas lui-m\u00eame par ce terme. De 1973 \u00e0 1980, des villageois se sont oppos\u00e9s \u00e0 l\u2019exploitation \u00e0 des fins commerciales des for\u00eats de Mandal, ce qui a encourag\u00e9 d\u2019autres protestations similaires dans d\u2019autres r\u00e9gions du pays. En 1977, le <em>Green Belt movement<\/em> au Kenya, compos\u00e9e de femmes, s\u2019est aussi oppos\u00e9 \u00e0 la d\u00e9forestation qui avait un tr\u00e8s fort impact sur leurs activit\u00e9s quotidiennes (collecte du bois, alimentation des membres du foyer\u2026). Wangari Maathai, \u00e9cof\u00e9ministe et leadeuse du mouvement propose alors de planter des arbres autour des villes et villages (\u00ab&nbsp;des ceintures vertes&nbsp;\u00bb) pour r\u00e9pondre au probl\u00e8me. Elle a d\u2019ailleurs obtenu le prix Nobel de la paix en 2004 pour \u00ab&nbsp;sa contribution en faveur du d\u00e9veloppement durable, de la d\u00e9mocratie et de la paix.&nbsp;\u00bb. Dans les pays du Nord aussi certains mouvements voient le jour comme le campement de protestation pacifique \u00e0 proximit\u00e9 de la base militaire de Greenham Common en Angleterre. Ce lieu a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 pendant 19 ans (1981-2000), en non-mixit\u00e9 et en protestation contre l\u2019installation de missiles nucl\u00e9aires. Ces exemples multiples montrent que la voix des femmes et celle de la nature peuvent \u00eatre entendu \u00e0 travers des mouvements communs remettant en cause le m\u00eame syst\u00e8me. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1000\" height=\"562\" src=\"http:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/greenhamcommon83protest1710-26.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1860\" srcset=\"https:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/greenhamcommon83protest1710-26.jpg 1000w, https:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/greenhamcommon83protest1710-26-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/greenhamcommon83protest1710-26-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.sustainablesweden.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/greenhamcommon83protest1710-26-840x472.jpg 840w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusion et implications<\/strong><strong><\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme peut apporter beaucoup au concept d\u2019Eco-municipalit\u00e9. Les deux termes renvoient \u00e0 l\u2019image d\u2019une Terre qui n\u2019est pas passive et avec qui l\u2019Homme peut pactiser tout en se gardant de l\u2019exploiter. Pour conclure, ces deux notions r\u00e9v\u00e8lent l\u2019aspect social du d\u00e9veloppement durable\u00a0: dans un monde soutenable, les hommes et les femmes sont \u00e9gaux et tout le monde peut r\u00e9pondre \u00e0 ses besoins humains de fa\u00e7on durable.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\">Clarisse Veaux<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Bibliographie<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Catherine&nbsp;<\/strong>LARR\u00c8RE, \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme : f\u00e9minisme \u00e9cologique ou \u00e9cologie\nf\u00e9ministe&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Trac\u00e9s. Revue de Sciences humaines<\/em>&nbsp;[En ligne],\n22&nbsp;|&nbsp;2012, mis en ligne le 21 mai 2014, consult\u00e9 le 01 octobre 2019.\nURL&nbsp;: http:\/\/journals.openedition.org\/traces\/5454&nbsp;; DOI&nbsp;:\n10.4000\/traces.5454<\/p>\n\n\n\n<p>Violynea, Natty,\n\u00ab&nbsp;Expliquez-moi l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme&nbsp;\u00bb. (17 mars 2017). Consult\u00e9 le 01\noctobre 2019. URL&nbsp;: <a href=\"https:\/\/simonae.fr\/militantisme\/les-indispensables\/expliquez-ecofeminisme\/?fbclid=IwAR3jbSILHzTt0qS5wjAlYROFLA5R8olYZJJ-6WQJ_15YM2G_LvIrL_6UBzk\">https:\/\/simonae.fr\/militantisme\/les-indispensables\/expliquez-ecofeminisme\/?fbclid=IwAR3jbSILHzTt0qS5wjAlYROFLA5R8olYZJJ-6WQJ_15YM2G_LvIrL_6UBzk<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Catherine LARR\u00c8RE,\n\u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9cof\u00e9minisme ou&nbsp;comment faire de la&nbsp;politique\nautrement&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Multitudes<\/em>, 2017\/2 (n\u00b0 67), p. 29-36. DOI :\n10.3917\/mult.067.0029. URL : <a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-multitudes-2017-2-page-29.htm\">https:\/\/www.cairn.info\/revue-multitudes-2017-2-page-29.htm<\/a> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Aujourd\u2019hui, nous sommes face \u00e0 un d\u00e9fi qui n\u00e9cessite un changement de paradigme, de fa\u00e7on \u00e0 ce que l\u2019humanit\u00e9 arr\u00eate de menacer le syst\u00e8me qui la fait vivre. 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